La préparation de l’épouse dans l’histoire de l’Eglise

La préparation de l’épouse dans l’histoire de l’Eglise
Nicolas Guiet

Nicolas Guiet

08/09/2017

La préparation de l’épouse dans l’histoire de l’Eglise

« Il s’est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier par la parole, après l’avoir purifiée par le baptême d’eau, afin de faire paraître devant lui cette Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible. » (Eph 5:26-27)

Il est intéressant de constater que l’histoire de l’Église nous aide à voir la progression de l’œuvre de Dieu pour amener dans l’Église la totalité de son plan et de sa volonté. Bien que l’Église soit toujours imparfaite et loin de révéler pleinement celui qu’elle sert et dont elle témoigne, il est évident que progressivement Dieu restaure en elle ce qu’elle avait perdu ou mis de côté durant des siècles. Du temps des pères de l’Église, l’Église était arrivée à un niveau de maturité et de développement qu’elle perdit progressivement dans les siècles qui suivirent. Il y a quand même toujours eu en son sein ou à sa périphérie des groupes fidèles à la Parole de Dieu ou des mouvements monastiques de grande qualité, mais dans sa grande majorité, ce que l’on a appelé alors la chrétienté s’est largement éloigné du plan de Dieu. Cette détérioration n’a cessé de continuer jusqu’à arriver à une période d’obscurantisme où l’Église et le monde se mélangeaient au point où la lumière ne pouvait presque plus briller en elle. Mais depuis le XVIe siècle, Dieu restaure progressivement dans l’Église la totalité des doctrines et des expériences vécues et enseignées par les apôtres et les chrétiens des premiers siècles, et même au-delà, car il la prépare certainement à vivre une gloire encore plus grande que celle que l’église primitive a expérimentée.
Essayons de brosser rapidement un tableau de cette progression dans l’histoire de l’Église des 500 dernières années. Déjà dès le XVe siècle les précurseurs de la réforme comme Wyclif et Jean Huss ont restauré l’autorité des écritures comme fondement infaillible et unique de la foi. À leur suite, début XVIe, les réformateurs Luther, Calvin et bien d’autres ont rétabli la doctrine de la grâce et du salut par la foi, puis ont remi entre autre à l’honneur le sacerdoce universel et l’autonomie de l’Église locale. Fin XVIe les anabaptistes se séparèrent de l’Église officielle (qui continuait de baptiser les enfants), pour s’attacher à la pratique du baptême d’eau des adultes, ce qui leur valut une sévère persécution. Au XVIIe siècle, les huguenots persécutés se sont installés dans différents pays et surtout aux futurs Etats-Unis et fondèrent des communautés économiques et politiques dans une vision globale du royaume de Dieu, notamment celle qui deviendra la première communauté baptiste dans l’état de Rhode Island. Au XVIIIe, les huguenots restés dans les Cévennes vécurent un mouvement prophétique dont l’ampleur n’avait jamais été expérimentée depuis la Pentecôte ; parallèlement à cela en Allemagne, à la frontière Tchèque, les frères Moraves persécutés eux aussi, se réfugient à Herrnhut chez le compte Zinzendorf et vivent un véritable réveil de prière qui donnera naissance à un élan missionnaire sans précédant. Le XVIIIe sera le siècle des grands réveils dans le monde anglophone, le ministère d’évangéliste et la prédication du salut aux foules sont redonnés fortement à l’Eglise. Jonathan Edwards en Nouvelle-Angleterre, John Wesley en Angleterre ainsi que Charles Finney aux Etats-Unis (50 ans plus tard au début XIXe), seront parmi les instruments de Dieu les plus puissants de cette période. Porteurs d’un message de sanctification radicale ils susciteront la conversion de centaines de milliers de personnes.
Le XIXe siècle sera le siècle du renouveau missionnaire, William Carey pour les Indes et Hudson Taylor pour la Chine étant les deux figures les plus emblématiques de cette redécouverte du mandat de Jésus pour faire des nations des disciples jusqu’aux extrémités de la terre. C’est également au XIXe siècle que sera grandement restaurée la dimension sociale et compassionnelle de l’Église avec la naissance d’œuvres d’envergure internationale comme l’Armée du Salut de William Booth, la Croix Rouge de Henri Dunant, les Orphelinats de Georges Muller ou encore la fondation pour handicapés mentaux de John Bost. Viendra ensuite le XXe siècle qui verra une accélération sans précédent de la croissance de l’Église avec, dès ses premières années, deux réveils surprenants par leur ampleur : le réveil du Pays de Galles et celui d’Azuza street en Californie.
Ces réveils seront les éléments déclencheurs du mouvement pentecôtiste international. Accompagnés de manifestations spectaculaires de la puissance du Saint-Esprit et du don des langues (qui avait disparu et ne s’était pratiquement jamais manifesté dans la plupart des réveils précédents), ces réveils vont rayonner dans le monde entier.
Evan Roberts au Pays de Galles, William Seymour à Azuza street, Smith Wigglesworth en Angleterre, puis Douglas Scott en France ou plus tard David Duplessis, font partie de ces ministères qui ont propagé ce réveil dans le monde prêchant un évangile accompagné de signes, de prodiges et du don de guérison. A partir des années 40, ce mouvement continuel de réveil se développe aux Etats-Unis autour de ministères de foi et de guérison comme Kathryn Kuhlman, Oral Roberts ou Kenneth Hagin et bien d’autres. L’après guerre sera un temps magnifique pour le renouveau de la foi, c’est d’ailleurs dans les années 50 que débutera le ministère d’un certain Billy Graham. Dans les années 60 et 70, le renouveau Charismatique et le mouvement œcuménique apportent une nouvelle dimension d’unité dans le Corps de Christ et développent une soif chez la jeune génération pour un christianisme ouvert, communautaire et en phase avec la culture musicale de leur temps. Les mouvements d’évangélisation comme Jeunesse en Mission ou Opération Mobilisation verront le jour surfant sur cette formidable dynamique.
La formation de disciples et la croissance de l’Église par les groupes de maisons seront les deux thèmes les plus représentatifs de ces années d’expansion. Les années 80 verront davantage encore la restauration de la louange et de l’adoration dans l’Église et la notion d’équipe de ministères deviendra de plus en plus évidente dans beaucoup de mouvements attachés à l’implantation d’églises. Dès le début des années 90, la résurgence du ministère prophétique sera accompagnée de réveils particuliers comme celui de Toronto avec la bénédiction du Père ou celui de Pensacola, qui rayonneront dans le monde entier. Parallèlement à tout cela et durant la même période, la théologie du Royaume de Dieu prendra peu à peu son envol et fera de plus en plus l’unanimité parmi les théologiens pour englober l’ensemble des thématiques bibliques.
Le désir de réconcilier l’évangélisation des personnes et la transformation des sociétés fera peu à peu l’unanimité dans beaucoup de dénominations.
Les années 2000 voient à leur tour une restauration d’un des ministères d’Ephésiens 4:11, celui des apôtres et avec eux la notion de réseaux apostoliques et de refondation de l’Église. Un vent d’innovation souffle alors sur l’Église pour l’amener vers une structure plus souple, plus dynamique et plus pertinente, ayant un rayonnement sur la cité basé sur des relations de collaboration inter-dénominationnelles en vue de la maturité.

Depuis quelques années, la reconstruction du Tabernacle de David est mise en évidence comme l’un des thèmes principaux de ce que Dieu est en train de faire pour préparer son épouse aux temps qui s’annoncent. Prière 24/7, retour aux racines juives de la foi, réintégration d’Israël dans la compréhension du plan de Dieu, rayonnement de la communauté par ses œuvres, réconciliation des générations, dimension surnaturelle et vision du royaume de Dieu dans les sphères sociétales, ces thèmes et beaucoup d’autres encore, donnent un aperçu de l’ampleur de la transformation que Dieu est en train d’opérer dans son Église aujourd’hui. Le prophète Daniel annonce que dans les derniers temps la connaissance augmentera (Da. 12:4). C’est exactement ce qui arrive depuis une centaine d’année maintenant, non seulement la connaissance globale de l’humanité grandit de manière exponentielle, les progrès de la science sont là pour en témoigner, mais également la connaissance en matière de révélation du plan de Dieu pour l’Église et par l’Église. C’est un signe que l’épouse est en train d’être préparée pour la période critique de son histoire. Cela ne veut pas dire que les chrétiens d’aujourd’hui sont plus sanctifiés ou davantage consacrés que ceux des générations passées, certainement pas, mais c’est une réalité : notre connaissance du plan de Dieu, notre compréhension de ce qu’est l’Eglise et de la place d’Israël, des différents ministères, du rôle du chrétien dans la société et de l’action du Saint-Esprit ont réellement augmenté. La révélation de Dieu en tant que Père, la reconnexion avec nos racines juives, le rôle de Jésus en tant que souverain sacrificateur et l’appel général de chaque chrétien à son service contribuent à cette connaissance nouvelle et ceci est l’un des nombreux signes que l’épouse se prépare pour le retour du Bien-Aimé. Beaucoup d’autres générations de chrétiens ont pensé être arrivé à la fin des temps car des signes percutants de leurs époques le leur faisaient croire, mais ce que nous vivons aujourd’hui accumule des éléments qui ne s’étaient pas produits simultanément dans l’Histoire.
Premièrement, Israël est restauré sur sa terre et les Juifs retournent à Jérusalem, deuxièmement, l’évangile a été annoncé à toutes les nations, troisièmement le monde est en perte de valeur et en pleine mondialisation, quatrièmement, les chrétiens sont de plus en plus persécutés dans de nombreuses nations, cinquièmement l’Islam intégriste, religion du faux prophète, progresse fortement, et sixièmement, l’économie mondiale est au bord de la catastrophe. Il est clair que la période de l’histoire que nous vivons est unique et extrêmement tendue, nous assistons à un réel bouleversement des sociétés et la paix et la sécurité sont la recherche de beaucoup, comme du temps de Noé. L’Église elle aussi est en train d’être chamboulée, les vieilles outres ne sont plus adaptées aux temps qui viennent mais les nouvelles outres ne sont pas encore pleinement révélées et cela suscite beaucoup d’insécurité.

Dans ces temps troublés, la priorité pour le disciple, est avant tout l’attachement à Dieu et à sa Parole, la recherche de sa présence et l’écoute de sa voix. Il lui faut chercher à faire ce qu’il lui montre comme Jésus « qui ne faisait que ce qu’il voyait faire au Père » Jn. 5:19, Cela doit devenir le style de vie de ceux qui veulent entrer dans ce que Dieu prépare pour son église aujourd’hui. Car ce dans quoi nous allons entrer n’est pas encore pleinement révélé, c’est une outre neuve que le Père prépare, un style de vie radical pour les temps de la fin. Cette dimension de vie dans sa présence nous permettra d’être sel de la terre et lumière du monde, en manifestant le royaume de Dieu au milieu de notre génération, tout en nous préparant avec passion à la rencontre du Roi.

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